UN SIMULATEUR DE B200

UN SIMULATEUR DE B200

Historique de ma construction

 

Je crois bien avoir connu toutes les versions de FS et les avoir toutes pratiquées, avec plus ou moins d'assiduité car à l'époque (dans les années 85 ...) les graphismes avaient vite fait de vous renvoyer à l'apéritif, les arbres ressemblant plus à des sticks qu'à autre chose et le nombre de couleurs faisait que le jaune était jaune point barre, tout étant cumulé pour vous renvoyer au bar des pilotes parfois avant d'avoir décollé.

Les choses évoluant on arrive à FS4 dans les années 90, enfin quelque chose qu'on pouvait qualifier de correct.

Mis à part quelques initiés électroniciens, on trainait toujours un clavier, parfois un joystick ou un manche qui commencaient à voir le jour, donc immersion très délicate à part après avoir fait un tour au bar des pilotes.

Les ordinateurs évoluant, il était quand même possible de cannibaliser un clavier mais que de bidouillages pour globalement peu d'effet.

Dans la foulée sont arrivées les consoles de jeu et leurs manettes détournées permettaient alors de faire des choses plus intéressantes surtout parce qu'elles pouvaient désormais être connectées au port USB en s'affranchissant donc des limitations de l'interface série RS232.

 

C'est donc là où je voulais en venir, j'ai commencé mon simulateur en ayant eu l'idée ( je n'étais pas le seul à avoir cette idée) d'utiliser une manette de jeu subtilisée à mon fils pour créer mes premiers interrupteurs pour mon Navion, un peu de démontage pour récupérer la carte électronique, quelques poussoirs de couleur et quelques soudure et le tour était joué miracle, un bout de contre plaqué pour faire plus vrai et çà marche.

 

Bien sûr quand on a mis le nez dedans on veut aller plus loin dans le réalisme mais et il y avait un mais où trouver de la documentation et puis arrive Internet et c'est là qu'à mon avis tout change.

 

J'avais d'abord trouvé un site qui expliquait comment faire un palonnier avec la sortie série du PC, çà tombait bien elle était libre puisque j'avais migré mes premiers interrupteurs sur le port USB

Chose faite, un potar et quelques fils, çà marche et comme il restait la possibilité de connecter 3 autres potentiomètres illico presto ils ont été dédiés au commandes de gaz et de richesse sur mon Cessna d'époque.

 

Je vous raconte tout çà pour vous dire que vous pouvez déjà vous amuser pour quelques euros au moins pour voir si çà vous plait et pourquoi pas émerveiller vos enfants.

 

" Eh tu sais eh ben mon papa y construit un Navion "

 

Les choses ont traînées quelque temps comme çà et l'écran PC qui mélangeait le tableau de bord et le paysage me gênait de plus en plus.

 

Arrive Windows 98 ( je crois ou XP ) qui permet de connecter un second écran, eureka ça change tout mais vraiment tout, un écran plein ciel et un tableau de bord en dessous, çà commencait à ressembler à quelque chose.

Chose faite il restait toujours ce foutu clavier très peu présent dans les avions à l'époque, beurk quel contraste.

 

Je découvre alors sur Internet par hasard le site simucockpit de Claude Kieffer, Ouah révélation un type a fait çà et là je me lance.

 

Je commence par changer d'avion et je me focalise sur le sien, le Beechcraft B200.

Je suis alors sous FS9 et j'achète le B200 Aéroworx, ainsi que mes premières cartes Opencockpit.

 

Je construis en premier le throttle (partie qui contient les commandes de gaz, pas d'hélices, carburant et volets).

Cette partie est vraiment compliquée à faire, ce n'est pas forcément par là qu'il faut commencer d'autant qu'au début on ne peut pas avoir les connaissances requises pour la finaliser et donc elle sera à refaire et c'est ce qui se passe pour moi en ce moment

Mais je m'étais dit, si j'arrive à faire çà je vais plus loin sinon j'arrête, le problème c'est que j'ai réussi et que cette partie a fait évoluer mon simu vers une première immersion.

 

Tout s'est enchainé ensuite très vite dès la réception des premières cartes Opencockpit, une master et une USBcard.

Je me suis plongé dans l'étude du langage SIOC et mon premier bout de programme voit le jour.

 

Voilà à quoi ressemblait le simu durant cette phase, le virus était là bien implanté

 

 

 

Le simulateur était implanté dans une chambre de la maison qui devait être libérée sur ultimatum de mon épouse devant l'ampleur que prenait la chose et le désordre engendré.

J'ai donc déménagé mon embryon de simulateur dans un coin de couloir qui était plus proche de mon atelier et moins en vue de nos invités.

C'est bien connu, quand on dispose de 10 m2 on les utilise et si on dispose de 40 m2 , on les utilise aussi.

Donc mon simulateur n'a pas échappé à la règle et a rapidement pris les 4 m2 mis à sa disposition.

J'ai construis un tableau de bord complet, le côté gauche puis l'overhead et j'ai changé l'ordinateur pour en prendre un avec 2 cartes graphiques ce qui m'a permis d'avoir 3 écrans.

Voilà où j'en étais mi 2011, sur la photo c'est un ami venu tester le simu.

 

 

Les deux années qui suivent 2013 et 2014 sont principalement consacrées à aménager une pièce supplémentaire dans la maison, pièce entièrement dédiée à mon simulateur, ce dernier évolaunt de plus en plus vers la taille réelle et nécessitant de pouvoir tourner autour pour la maintenance.

 

2015 c'est le déménagement du simulateur dans son nouvel espace dédié et il est mis sur plateforme à roulettes, je change à nouveau de machine pour un I7 sous seven 64 bits et je passe sous Fsx, j'en profite pour mettre l'ancienne machine en réseau et lui faire afficher les jauges du tableau de bord gauche.

2 téléviseurs 52 pouces sont chargés du visuel avant et gauche et un siège digne de ce nom est installé.

 

SDC19950.JPG

 

L'année 2016 voit la construction du vibreur BFF et le début de construction du yoke à retour de force à partir d'un vrai yoke de B200 déniché aux USA.

Ces 2 rajouts vont complètement changer l'immersion dans ma cabine, en parallèle j'ai acheté tous les éléments du pilote automatique qui équipe le B200 et réussi à les interfacer.

 

Début 2017, le manche bouge enfin tout seul sous les ordres du pilote automatique et çà en devient magique, je poursuis la fermeture de la cabine en construisant le flanc droit et le plafond.

 

Voilà ma cabine au début de 2017

SDC10606.JPG

 

 

Le développement du simulateur se poursuit car la retraite me laisse encore plus de temps libre et çà tombe bien car plus on avance dans ce genre de projet plus les choses deviennent complexe.

 

 



04/05/2012
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